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12/09/2016

Commentaires

François Lavallée

Quel témoignage intéressant! Le point de vue d'un Ontarien anglophone devenu souverainiste, pas dans la haine du Canada anglais (évidemment) mais à partir de simples constats et d'un simple raisonnement. J'aime beaucoup le ton non péremptoire de l'article. Tout n'est pas noir ou blanc, on observe, on (se) pose des questions, on reste ouvert.
Texte précieux en ces temps troublés où l'on se pose tant de questions sur l'identité!

Louis Germain

Faite par un anglophone, la démonstration de la «normalité» de la souveraineté du Québec est percutante. Il en ressort clairement, notamment, que le désir du pays n'est pas le fruit d'une agressivité envers le Canada.
Le chapitre VI, Aujourd'hui, est aussi représentatif de ce qui se passe chez beaucoup de souverainistes. Le manque total de représentation concrète de ce que serait ce pays, le caractère théorique du projet, porté comme une simple oriflamme depuis plus de vingt ans, la lassitude devant une situation jamais réglée, la perte de confiance dans le personnel et dans le processus politiques, tout cela conduit nombre de Québécois à, soit l'indifférence, soit revenir au vieux rêve de renouvellement du fédéralisme, des deux peuples fondateurs. Selon les sondages, 40% des souverainistes et 70% de la population opteraient aujourd'hui pour un fédéralisme renouvelé.
Mais il est hors d'atteinte, impossible, ce renouvellement. Tous les bons politologues, tous les bons analystes de l'opinion publique le savent. Le renouvellement du fédéralisme est devenu une utopie, tant socialement que constitutionnellement.
Alors que faire ?
Il faut sortir le projet souverainiste de ses ornières et le relancer sur de nouvelles bases. Les Québécois ne se donneront pas un pays que pour la liberté. Il se donneront un pays pour la démocratie mondiale. Le vote de l'individu, c'est la démocratie de la nation, le vote des nations, c'est la démocratie de la planète. Le Québec nation doit exprimer sa voix particulière dans le monde et contribuer au mieux-être des humains.
Grant, gardons le cap, modernisons le véhicule !

Natalie Pavey

En tant qu'américaine qui a habité au Québec pendant presque 5 ans, je n'ai jamais participé au débat de la souveraineté car je ne me sentais pas en bonne position d'y apporter mon grain de sel. Mais après avoir lu ce témoignage éclairant, je crois que, si plus d'anglophones (comme vous) décidaient de s'engager clairement aux côtés de ceux et celles qui soutiennent l'indépendance du Québec, les Québécois sauraient qu'ils ont le soutien nécessaire de devenir leur propre pays, en plus d'avoir la confirmation qu'ils en sont capables. Merci de partager votre opinion, Grant, et de me convaincre que moi aussi, je soutiens un Québec indépendant!

Jean Leclercq

Français ayant vécu au Canada pendant quatre ans (1966-1970) et épousé une Québécoise, j'ai infiniment aimé l'article que vous venez de publier dans Le Mot juste, blog dont je suis correspondant en France. Vous exposez particulièrement bien le problème, et cela même si vous avez parfois l'impression de ne pas convaincre les Anglo-Canadiens.
Je voudrais simplement vous dire que, pour être peut-être minoritaire, vous n'êtes pas le seul à penser de la sorte. Au cours de mes études, j'ai rédigé un mémoire de sciences politiques sur le voyage d'Alexis de Tocqueville au Bas-Canada, en 1831. Lorsqu'il séjourna à Québec, l'un de ses principaux interlocuteurs fut justement un anglophone, John Neilson, député à la Chambre d'Assemblée, partisan de la cause « canadienne ». Un de mes amis anglophones, malheureusement décédé, voyait dans le bilinguisme une richesse et non un avilissement.
Merci de nous avoir donné avec tant de sincérité un point de vue si lucide

Valérie Pouliot

It was with pure delight that I read "Le sacrilège d'un Anglo-Québécois" over breakfast this morning, and I want to thank you for this wholly candid and unashamed look into your feelings (both political and romantic!) for Quebec as an Anglo-Quebecer. I was certainly amazed to read this account of your life and linguistic journey and identity, eerily echoing my own but in reverse. So many of the places you mention are places that I know intimately well, and reading about them and your experience of them at various stages of your life (in many ways similar to my own journey!) touched me deeply.

My parents are both staunch died-in-the-wool Quebecers who most likely voted "yes" in the referendum themselves but are too discreet to talk about it openly. Their political views aside, they were both smart enough to recognize the value of multilingualism and did not hesitate too long before seizing the opportunity to move to Ontario with their three young daughters and spending a good seven years there. Although we still went to French school, learning English was almost inevitable, and being exposed to it at such an impressionable age it firmly took up residence in my heart and mind without ever strangling out my mother tongue. We eventually moved back to Quebec (the very Anglo West Island area of Montreal) and by then English was very much a part of me, I suspect much like French very much became a part of you when you started learning it. I now have trouble answering the question "What is your mother tongue?"--a question that you are seemingly endlessly called upon to answer in this country!

The way you presented your opinions was well thought out and certainly thought-provoking. Quite similarly to the way you feel compelled to support the French language and culture in Quebec, I tend to declare myself a Canadian first and a Quebecer second, but undeniably both. I believe that French-Canadians in Quebec should spend more time using and appreciating their language to safeguard and preserve it, rather than policing and forcing others to do and feel the same as they--and I think on this point, we agree.

So thank you.

Claude Boucher

Ce texte de Grant Hamilton m'interpelle particulièrement, alors que je me trouve à Prague, en République tchèque, un pays où la seule langue parlée par 95% de la population est le tchèque (10 millions de tchèques sur la planète entière). Ici, se faire servir en anglais est un défi, même pour obtenir quelques mots. Et aucun reproche, bien au contraire. Ils ont leur défi face aux russophones, qui forment encore une partie de la population et qui, grâce aux fortunes amassées par la corruption, tentent de s'accaparer du pouvoir. Mais ici, l'affichage, les directives dans le métro, les chauffeurs de tram, bref, la vie, elle se vit en tchèque, point final. Vous n'aimez pas: allez voir ailleurs, les Allemands, Autrichiens et même dans une certaine mesure les Hongrois qui sont tellement anti-russes qu'ils ont appris l'anglais, bref, partout autour, on vous laissera vivre approximativement en anglais. Mais ici, en Tchèquie, c'est en tchèque que ça se passe. Et vlan dans les dents, le mythe de l'Europe polyglotte!

Prof. Sherry Simon

This piece is remarkably well-written, and well-conceived, as the French might say. I myself have never been an ‘outsider’ in this way— I consider ‘us Anglo-Quebecers’ to be a different species, but I have felt many of the same sentiments as the author. Thank you for this elegant piece—with which I very much agree. (although I voted for sovereignty in 1980 and against in 1995).

Prof. Sherry Simon

Note du blog : La Professeur Sherry Simon a été notre linguiste du mois de juin 2015.

L'interview avec elle est accesible à
http://bit.ly/1VE4ztJ

Isabelle Pouliot

Le texte de M. Hamilton et les commentaires sont très intéressants. Pour ma part, les quelques fois où j'ai dit à des Canadiens anglophones que techniquement, c'est le Canada qui a mis le Québec dehors durant la "nuit des longs couteaux" en 1981 (https://goo.gl/GhPSsU), j'ai constaté qu'ils ignorent tout de cette nuit. Merci pour ce témoignage!

Jonathan Goldberg

A la une, le 23 septembre 2016 à 10h20
Le groupe Anglophones pour un Québec indépendant soutient les souverainistes

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201609/23/01-5023602-le-groupe-anglophones-pour-un-quebec-independant-soutient-les-souverainistes.php

Jonathan Goldberg

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