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14/04/2022

Commentaires

Christine Pagnoulle

Moi, je trouve ça mignon de dire 'je t'aime' à un enfant adulte, peut-être avec un 'tu sais' qui vient moduler. 'Love' comme petit mot d'affection employé à tout bout de champ est omniprésent en Grande-Bretagne. Voici un bref commentaire d'un passage du roman de Caryl Phillips Crossing the River et de sa traduction par Pierre Furlan : "The translator cleverly negotiates the pervasive North-England friendly but at times quite distant “love,” shifting from “ma petite” (when kind old Mr. Miles tells Joyce about her mother’s death, 181 in English and 213 in French), to the collective “mes amis” (the water-cart man when turning off the tap, 183 in English and 215 in French), to the possibly too off-standish “ma chère” (228 in English and 266 in French). The translation of “love” as “ma chère” word occurs twice on the same page, once spoken by the nurse delivering the baby, who could perhaps say something like “ma belle,” and once by the “lady with the blue coat” coaxing her to relinquish her baby boy, and in this case I rather hear her use a patronizing “mon enfant,” no matter what their respective ages may be."

jean-paul


Merci pour cet excellent article.
Lors de mon premier séjour en Grande Bretagne, à l’âge de 22 ans, en qualité d’assistant de français dans un collège londonien, je me souviens de mon étonnement et de mon ravissement en entendant une vendeuse terminer sa phrase par « There you are , love ! » en me rendant la monnaie. J’avais instinctivement – et faussement – traduit cela par « mon amour » , me disant aussi que la Grande-Bretagne était un pays magique où une inconnue pouvait s’adresser à vous de façon aussi verbalement amoureuse. Mon épouse anglaise termine ses conversations téléphoniques avec notre fille bilingue par « Love you » et il ne me viendrait jamais à l’idée de faire de même en français et de terminer ma conversation au téléphone avec notre fille par un « je t’aime. » C’est aussi incongru que la formule paternaliste et infantilisante « Prenez soin de vous » qui a fleuri lors de la pandémie.
Madame de Sévigné, qui utilisait « ma bonne » pour s’adresser épistolairement à sa fille) pouvait terminer ainsi « Ma bonne, je vous baise et vous embrasse » « J’embrasse mille fois M. De Grignan » et, au Comte, « Souffrez, Monsieur, que je vous embrasse » Ses formules sont variées et multiples. On en ferait un florilège !.

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